Tsante

La santé pour tous !

Tu peux m’envoyer un simple message d’un ou deux mots et je réfléchirai quand même à la signification de ta phrase. Tu peux me sourire de loin, dans une pièce bondée de monde, et je réfléchirai quand même à la signification de ton regard. J’adorerais savoir ce que les gens pensent parce qu’essayer de lire en eux me prend tellement de temps.

 Ma tendance à trop réfléchir me rend difficile à aimer et j’en suis désolée. Je n’essaie pas de tout transformer en mélodrames quand il n’y en a aucun. J’essaie juste de protéger mon coeur. Je ne veux pas être de ceux qui regardent de l’autre côté quand leur compagnon les trompe.

Je ne veux pas ignorer les signaux d’alarme. Je ne veux pas être prise au dépourvu. Je préférerais, et de loin, voir la trahison venir. Je préférerais savoir ce qui m’attend.

Et comme les « et si » m’inquiètent, je prête trop d’attention aux détails. Je remarquerai les légers changements de ton et plutôt que de les attribuer à la fatigue ou à une journée de travail stressante, j’en déduirai que tu es en colère contre moi. Que tu me cache quelque chose. Que tu ne veux plus être avec moi. Je parais très sensible parce que je fais tout un plat de petits détails qui n’auraient même pas dû m’interpeller.

Tu feras une blague de mauvais gout et plutôt que de passer outre, je réfléchirai à la signification des mots. Je fais une montagne du plus petit des problèmes me demandant secrètement comme est-ce que tu arrives à me supporter.

Je m’attends constamment à ce que les choses tournent mal. Je suis toujours sur les nerfs, observant les gens qui m’entourent et me préparant à tout ce qui est susceptible d’arriver. Même dans le cas d’une relation de couple où tout se passe bien, je ferai une liste de toutes les raisons pour lesquelles les choses pourraient mal tourner.

Tu pourrais disparaître du jour au lendemain. Tu pourrais me tromper. Tu pourrais me larguer. Je pourrais avoir le coeur brisé et mettre des années à en recoller les morceaux.

Quand le monde m’offre trop de joies d’un coup, je deviens méfiante. Je m’attends à ce que quelque chose d’horrible arrive et rééquilibre l’univers. Sous la douche ou en voiture, je me dispute mentalement avec toi. J’imagine les choses que tu me dirais dans le cadre d’une vraie discussion. Je pourrais même me mettre en colère alors que tu n’as encore rien fait de mal. Je peux devenir bien plus paranoïaque que je ne devrais l’être.

Je suis désolée si je deviens silencieuse juste après qu’une toute petite chose ait mal tourné. Je suis désolée si tu as l’impression que je réagis toujours de façon excessive. Ma tendance à trop réfléchir me rend difficile à aimer et j’en suis désolée.

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